La mairie de Mijas organise un festival pour sensibiliser à l'importance des herbiers marins, un écosystème vital pour la biodiversité du littoral. Cependant, l'initiative se heurte à une contradiction évidente : alors que l'on éduque à la conservation, on continue de permettre des constructions massives en première ligne de côte qui déversent des déchets et altèrent les fonds marins. L'incohérence est difficile à avaler.
Moratoire côtier : la seule technologie réelle contre la destruction 🌊
La technologie pour régénérer les herbiers marins existe, mais elle ne peut pas rivaliser avec le rythme de l'urbanisation. Pendant que l'on installe des bouées de surveillance et que l'on plante des pousses dans des pépinières sous-marines, les grues continuent de placer du béton à quelques mètres. La solution technique passe par le lien de ces événements à un véritable moratoire sur les nouveaux développements côtiers et à des systèmes de surveillance avec des sanctions efficaces contre les rejets illégaux. Sans cette pause, tout investissement dans la restauration n'est qu'un pansement.
Le festival écologique parfait : concerts entre décombres et algues 🎭
La prochaine étape sera un atelier de recyclage sur le même terrain où un hôtel est projeté, ou une conférence sur le changement climatique avec le bruit des pelleteuses en fond. Peut-être que le point d'orgue du festival sera un lâcher de tortues sur une plage qui, dans un an, sera une jetée. L'ironie est que les organisateurs demandent de prendre soin de la posidonie pendant que les promoteurs immobiliers préparent le ciment pour l'enterrer. Cela dit, ils vendent ensuite les billets du festival comme un engagement environnemental.