Le programme FCAS, le chasseur de sixième génération développé par la France et l'Allemagne, est à la croisée des chemins. Alors que Paris insiste pour que l'avion puisse opérer depuis des porte-avions et emporter des armes nucléaires, Berlin ne partage pas ces exigences. Le chancelier allemand a averti que sans accord, le projet pourrait s'effondrer.
Airbus propose deux chasseurs séparés pour sauver le programme 🛩️
Face à l'impasse, Airbus a proposé une solution technique : développer deux variantes de chasseur distinctes, une pour chaque pays, tout en maintenant la collaboration sur les drones et les systèmes numériques. Cela permettrait à la France d'obtenir sa version embarquée et nucléaire, et à l'Allemagne un modèle plus léger et terrestre. L'architecture numérique partagée serait le noyau commun, mais les fuselages et les ailes différeraient, augmentant les coûts et les délais.
Le porte-avions qui ne vole pas et la bombe qui ne se partage pas 💣
Alors voilà, il s'avère que le chasseur du futur sera deux chasseurs différents, mais avec le même logiciel. Comme si deux amis achetaient une voiture ensemble, mais que l'un voulait un 4x4 blindé et l'autre une citadine. L'Allemagne regarde le porte-avions comme quelqu'un qui verrait un accessoire inutile, tandis que la France insiste pour que son chasseur puisse atterrir sur une piste flottante. La logique européenne fonctionne ainsi : d'abord, l'argent ; ensuite, les exigences.