Le président d'IAG prévient que l'impact du carburant sur les prix durera des années, même si le conflit prenait fin aujourd'hui. Pour les touristes européens, le train semble être l'alternative logique : faibles émissions et confort. Mais il y a un problème. L'Espagne fonctionne comme une île ferroviaire. Son réseau à grande vitesse utilise un écartement des voies différent de la norme européenne, obligeant à des transbordements à la frontière. Voyager sans avion est possible, mais cela dépend de l'origine, du temps et de l'envie de trajet.
L'île ferroviaire : l'écartement ibérique comme barrière technique 🚧
L'écartement des voies espagnol (1 668 mm) diffère de la norme européenne UIC (1 435 mm), héritage d'une conception historique visant à éviter les invasions. Cela oblige à changer de train à la frontière française, sauf sur les lignes à grande vitesse comme celle de Figueres, qui utilise bien l'écartement UIC. Cependant, la connexion directe avec Paris reste limitée. Tandis que la France progresse avec le TGV, l'Espagne maintient son réseau isolé. La solution technique existe (trains à écartement variable), mais son implantation est partielle et lente.
Voyager en train vers l'Espagne : le tour opératique du changement de voie 🚉
Imaginez arriver à la frontière française, descendre du train, récupérer les bagages, traverser le quai, et monter dans un autre train qui semble jumeau mais n'est pas le même. Tout cela pendant que le contrôleur local sourit et dit : bienvenue en Espagne, ici on change de voie comme d'autres changent de chaussettes. Si vous avez de la chance, le transbordement dure 20 minutes. Sinon, vous avez le temps de vous lier d'amitié avec le personnel de la gare. Et penser que tout cela est pour économiser du carburant. Autant faire enregistrer la patience.