Le mystère muet de Morpurgo trouve sa voix animée au cinéma

23 May 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

Le producteur français Marc du Pontavice, nominé aux Oscars, tente depuis des années d'adapter Listen to the Moon de Michael Morpurgo. Le roman, avec sa structure parallèle, présentait un défi complexe pour l'écran. Le tournant clé est venu avec le storyboarder Olivier Clert, qui a restructuré l'histoire en la centrant sur Lucy, l'énigmatique fillette aux cheveux blancs qui apparaît dans les îles Scilly pendant la guerre.

scène de studio d'animation cinématographique, storyboarder dessinant Lucy aux cheveux blancs sur une table lumineuse, traits de crayon se transformant en images animées lumineuses, double panneau temporel montrant l'île des Sorlingues dévastée par la guerre et l'intérieur calme du phare, producteur français Marc du Pontavice examinant des fiches de personnages sur un moniteur, certificat de nomination aux Oscars encadré au mur, tablette graphique numérique avec stylet en action, éclairage chaleureux de studio, illustration technique photoréaliste, processus créatif en mouvement

Restructuration narrative : de l'observation adulte à l'action enfantine 🎬

Dans le livre, Lucy est muette et l'intrigue est filtrée à travers la perspective adulte. Pour le film, Clert l'a transformée en un personnage actif et expressif. Des dialogues ont été ajoutés, la plaçant au centre émotionnel de l'histoire. Ce changement n'a pas seulement résolu le problème structurel, mais a permis une narration plus dynamique, où l'animation sert à explorer son monde intérieur et où son silence originel devient un choix narratif, et non une limitation technique.

Lucy parle, mais le scénariste est resté sans voix (de pur stress) 😅

Bien sûr, le défi était de taille : faire parler une fillette muette sans que les fans du livre ne signent l'acte de décès de l'œuvre originale. Finalement, la solution fut aussi simple que de lui donner du dialogue et de la personnalité. Désormais, Lucy non seulement parle, mais elle donne probablement son avis sur le climat des îles Scilly. Le vrai miracle est qu'Olivier Clert n'ait pas eu besoin d'un orthophoniste après l'avoir réécrite.