C'est un classique de l'été : un enfant pleure inconsolablement parce que son cornet est tombé par terre. La scène émeut les baigneurs, qui observent le petit souffrir pour une glace qui est, en réalité, la plus chère de toute la plage. Pourquoi cela arrive-t-il ? La réponse n'est pas dans le goût, mais dans un phénomène de perception et d'offre qui transforme une simple perte en drame économique.
Algorithmes de prix dynamique dans des environnements à forte demande saisonnière 🍦
Pendant l'été, les bars de plage appliquent un système de fixation des prix qui rappelle les algorithmes des compagnies aériennes. La glace la plus chère est généralement celle qui contient le plus de colorants, une forme complexe ou un personnage à la mode. Les parents, sous la pression de la chaleur et de la fatigue, paient ce surcoût comme faisant partie du coût émotionnel de la journée. L'enfant, en la perdant, ne perd pas seulement du sucre, mais la valeur perçue d'un objet que son cerveau associe à une récompense rare. La demande infantile est inélastique : les pleurs sont la métrique qui valide le prix.
Le cornet tombé comme métaphore de la plus-value émotionnelle 💰
La véritable affaire n'est pas de vendre la glace, mais de vendre le moment où le père doit en acheter une autre. La plage est un marché à terme où les pleurs agissent comme un indicateur boursier. Si l'enfant ne pleurait pas, la glace ne serait pas si chère. Autrement dit, le prix inclut une prime de risque pour le drame garanti. Et pendant que le petit braille, le propriétaire du bar de plage sourit : il sait que dans cinq minutes, le père fera à nouveau la queue. L'économie de la plage est cruelle, mais pleine de saveur.