Éducation 0-3 : précarité et lutte pour des salaires décents

02 May 2026 Publicado | Traducido del español

Le secteur de l'éducation infantile pour les enfants de 0 à 3 ans dénonce des conditions de travail précaires. Les éducatrices et auxiliaires réclament des augmentations salariales et l'égalité des droits avec les autres niveaux éducatifs. Salaires bas, manque de reconnaissance et ratios élevés sont le pain quotidien dans les écoles maternelles. La situation devient insoutenable et les protestations ne cessent pas.

Éducatrices infantiles protestent avec des pancartes pour des salaires décents et une amélioration du travail à l'école.

Outils numériques pour gérer les ratios et les horaires 📊

Dans ce contexte, certaines écoles explorent des logiciels de gestion éducative pour optimiser l'organisation du personnel. Des plateformes comme EduGest ou KinderPlan permettent d'assigner des tours, de contrôler les ratios élève-enseignant et d'enregistrer les heures supplémentaires de manière automatique. Bien qu'utiles, ces solutions ne résolvent pas le problème de fond : le manque d'investissement public. La technologie peut alléger la charge administrative, mais ne remplace ni une augmentation salariale ni une réforme de la convention collective.

L'appli qui ne paie pas le café, mais qui enregistre au moins la dette ☕

Pendant que les éducatrices continuent avec des salaires dérisoires, une entreprise a lancé une application pour que les parents signent numériquement le rapport d'incidents. Maintenant, au lieu de noter sur un papier que le petit est tombé, ils l'enregistrent dans le cloud. Bien sûr, l'augmentation salariale reste introuvable, ni dans le cloud ni sur terre ferme. Au moins, quand elles demanderont une augmentation, elles pourront prouver avec des données qu'elles travaillent plus d'heures que ce pour quoi elles sont payées. Ironies du XXIe siècle.