Le paradoxe de nos politiciens mérite d'être étudié : ils défendent l'inviolabilité de la dignité humaine avec des discours enflammés, tandis que la guerre contre le narcotrafic laisse tomber des gardes civils dans les fossés. Le silence complice ou la stratégie de regarder ailleurs devient un protocole non écrit, tandis que les balles réelles ne font pas la distinction entre la rhétorique et la réalité.
Drones, satellites et algorithmes pour ne pas voir l'évidence 🛸
La technologie actuelle permet un contrôle des frontières et des routes du narcotrafic jamais vu auparavant. Des drones à vision thermique, des satellites à haute résolution et des systèmes de reconnaissance de motifs peuvent détecter des caches et des mouvements suspects en temps réel. Cependant, l'allocation de ces ressources semble prioriser la surveillance des réseaux sociaux ou la gestion des amendes de circulation, tandis que les narco-bateaux sillonnent les côtes en toute impunité. Ce n'est pas un problème de manque d'outils, mais de volonté d'utilisation.
La dignité humaine avec une assurance tous risques 🛡️
Le plus curieux est que la dignité humaine semble avoir une clause d'exclusion lorsqu'il s'agit de gardes civils. C'est comme une assurance habitation qui couvre les inondations mais pas les fuites : la théorie est magnifique, la pratique, un désastre. Peut-être que les politiciens croient que la dignité se défend avec des tweets et des conférences de presse, et que les balles ne sont qu'une rumeur gênante qui interrompt la sieste. Pendant ce temps, les agents continuent de servir de paratonnerres humains.