La nouvelle ère de Daredevil, signée par Stephanie Phillips et l'artiste Lee Garbett, a trouvé sa place parmi les fans de l'Homme Sans Peur. La série mise sur un ton noir et réaliste, s'éloignant du spectacle pour se concentrer sur Matt Murdock en tant que professeur de droit à l'Université Empire State. Une approche plus contenue, mais avec la tension juste.
L'art de Garbett et la narration visuelle de l'obscurité 🎨
Lee Garbett construit des cases avec un trait net qui contraste avec les ombres denses de l'environnement. L'utilisation de plans serrés et de contre-jours renforce l'atmosphère claustrophobique d'un avocat aveugle qui tente d'enseigner tout en faisant face à des menaces de rue. La palette chromatique, dominée par des tons gris et rouges éteints, évite l'éclat d'autres époques et se concentre sur la texture de l'asphalte mouillé. Un travail technique qui sert l'histoire sans éclats.
Donner des cours ou donner des coups ? Le dilemme du professeur Murdock 🤔
Matt Murdock essaie d'expliquer la jurisprudence, mais ses élèves apprennent probablement plus en le voyant arriver avec un œil au beurre noir chaque mardi. La série pose un défi : comment enseigner le droit pénal quand ta propre vie est un exemple constant d'effraction et de coups et blessures ? Phillips semble nous dire que la meilleure pratique pédagogique est de sauter par une fenêtre et de frapper un voyou avec le portefeuille. Éducation universitaire, version Hell's Kitchen.