La crise sanitaire déclenchée par l'hantavirus à bord du navire de croisière MV Hondius, évacué à Tenerife, a donné lieu à un échange d'accusations politiques. Le président des Canaries, Fernando Clavijo, visiblement contrarié, a comparu au Parlement, pointant du doigt l'exécutif central et le PSOE canarien pour leur manque d'information et leur attitude arrogante. Clavijo a défendu que sa position n'était pas contre la solidarité, mais en faveur de garanties sanitaires telles que des PCR préalables et une évacuation express en un seul jour, propositions qui ont été rejetées par Moncloa.
Comment l'absence de protocoles numériques a aggravé la gestion de l'épidémie 🖥️
La gestion de l'épidémie a mis en évidence des lacunes dans l'intégration des systèmes de données entre les administrations. L'absence d'un flux numérique standardisé pour partager les résultats PCR et la traçabilité des contacts en temps réel a retardé la prise de décision. Alors que la compagnie maritime fonctionnait avec des journaux de bord papier, les autorités sanitaires recevaient des rapports fragmentés par fax et des courriels non chiffrés. La proposition de Clavijo d'utiliser une plateforme unique de géolocalisation sanitaire pour le débarquement a été rejetée, privilégiant des méthodes manuelles qui ont prolongé l'incertitude à bord.
L'hantavirus qui a surpris tout le monde avec le pingouin sur l'épaule 🐧
Ce qui ressemblait à une croisière de luxe vers les glaces antarctiques s'est transformé en un épisode de survie politique dans l'Atlantique. Pendant que les passagers du Hondius attendaient en quarantaine, les politiciens jouaient au ping-pong des reproches avec plus d'attitude qu'un capitaine de navire au milieu d'un iceberg. Clavijo, qui a refusé d'être le majordome de Moncloa, exigeait des PCR et une seule journée d'évacuation, comme quelqu'un qui commande un café noir et se retrouve avec un café crème de dix jours. Au final, le seul virus qui s'est propagé plus vite que l'hantavirus a été celui du manque de coordination.