La Chine utilise des influenceurs pour embellir son image mondiale avec des villes futuristes

28 May 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

Pékin déploie un réseau de blogueurs et d'influenceurs pour projeter une image propre et moderne du pays. À travers du contenu sponsorisé, ils montrent des villes comme Chongqing avec ses gratte-ciel et ses lumières nocturnes, détournant l'attention de sujets dérangeants. Les visiteurs ignorent souvent les courants géopolitiques qui dirigent ces publications, croyant qu'il s'agit de simples critiques de voyage.

futuristic cityscape at night, Chongqing skyline with illuminated skyscrapers and neon lights, a smartphone held by a hand in foreground displaying video editing software timeline with sponsored content overlay, a drone hovering above capturing aerial footage of the city, while a young blogger stands on a rooftop balcony smiling and pointing at the glittering skyline, camera equipment and tripod visible beside them, cinematic photorealistic style, ultra-detailed reflections in glass buildings, dramatic blue and orange lighting, motion blur from passing traffic below, demonstrating staged urban perfection during a live content creation session

La machinerie numérique derrière les villes de verre 🏙️

Le gouvernement chinois investit dans l'infrastructure visuelle et technologique pour ces campagnes. Des drones qui filment les quartiers financiers aux algorithmes qui amplifient le contenu favorable sur les réseaux mondiaux, la stratégie combine urbanisme réel et montage numérique. Les villes montrent leurs zones les plus propres et avancées, tandis que les quartiers périphériques ou les usines restent hors cadre. Chaque publication est révisée pour éviter les critiques ou les données sensibles.

Voyager sans valises, seulement avec des filtres patriotiques 🧳

L'influenceur arrive à Chongqing, tourne une vidéo de 30 secondes et repart. Il ne goûte pas la nourriture de rue, ne parle pas aux locaux, mais assure que c'est l'endroit le plus authentique du monde. Le public applaudit sans savoir que le voyage a été payé par un État qui décide aussi quelles rues ne pas filmer. Au final, le seul qui voyage vraiment, c'est l'algorithme, et il n'a pas besoin de bagages.