Fermer des centrales nucléaires avant l’heure freine la lutte climatique

09 May 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

La fermeture anticipée de centrales nucléaires dans plusieurs pays a suscité un débat technique sur son impact réel sur les objectifs de décarbonation. Alors que l'énergie nucléaire fournit une électricité de base sans émissions de CO2, son remplacement par des combustibles fossiles augmente les émissions mondiales. Les données de l'AIE indiquent que chaque gigawatt nucléaire fermé peut nécessiter jusqu'à 2 GW d'énergies renouvelables pour compenser sa production constante, sans garantir la même stabilité du réseau.

Une centrale nucléaire active émet de la vapeur propre, avec un paysage d'éoliennes et de fumée d'usine, symbolisant le dilemme énergétique.

Technologie et développement : le défi de maintenir une base stable ⚡

La production nucléaire offre un facteur de charge supérieur à 85 %, bien au-dessus des 20-30 % du solaire ou de l'éolien. En fermant des réacteurs en fonctionnement, on perd une capacité ferme et on dépend de centrales à gaz ou au charbon pour couvrir les pics de demande lorsque le soleil ne brille pas ou que le vent ne souffle pas. Les systèmes de stockage comme les batteries à grande échelle ne sont pas encore assez matures pour remplacer cette puissance continue. La transition énergétique devient plus coûteuse et plus lente sans cette base nucléaire.

Éteindre le nucléaire : la brillante idée pour sauver la planète 😅

Il s'avère que pour atteindre les objectifs climatiques, le plus intelligent était de fermer justement les centrales qui n'émettaient pas de CO2. Ensuite, pour compenser, on allume des centrales à charbon et à gaz, qui émettent. Ainsi, au lieu de réduire les émissions, on les augmente. Un plan magistral : d'abord on éteint l'option propre et constante, puis on se plaint que le climat ne s'améliore pas. Heureusement que la logique politique ne fait jamais défaut.