Alex Semenov et son studio Lazy Square présentent BRAINROT, un court métrage d'animation de science-fiction à l'esthétique rétro. Narré par Thomas Middleditch, l'œuvre satirise la culture internet et le doomscrolling. Le postulat est aussi direct qu'étrange : l'intelligence humaine proviendrait d'un parasite alien préhistorique qui a accéléré notre évolution et inspiré des génies comme De Vinci ou Newton. Jusque-là, tout va bien.
Comment un parasite alien explique ton addiction au scroll infini 🧠
L'intrigue technique du court métrage est simple mais efficace : l'humanité découvre que ce parasite peut être détruit par un flux interminable de contenu sans intérêt. En s'exposant au brainrot massif, le parasite meurt tandis que les gens continuent de consommer des memes, des vidéos absurdes et des actualités vides. Le résultat est une involution progressive : l'humanité régresse vers un état primitif similaire à celui des singes. Semenov utilise l'animation 2D avec des textures granuleuses et des palettes chromatiques limitées pour évoquer les années 80, renforçant la critique de la dégradation culturelle.
Le brainrot comme arme biologique involontaire 🛸
Le meilleur dans tout ça, c'est que, selon le court métrage, pour sauver l'humanité, nous n'avons besoin que de plus de memes de chats et de vidéos de gens qui tombent. Le parasite qui nous a rendus intelligents meurt au contact de ton fil TikTok. Alors ne te sens pas coupable de passer trois heures à regarder du contenu aléatoire : tu luttes contre une menace alien. Si tu vois quelqu'un fixer une boucle d'un chien qui danse, ne le juge pas. Il sauve le monde, même s'il ressemble à un primate.