Bolivia réprime les manifestations pour les carburants et les terres avec des chars plutôt que par le dialogue

29 May 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

Le gouvernement bolivien répond par des menaces militaires aux protestations légitimes contre la hausse des carburants et la concentration des terres. Au lieu de s'attaquer aux causes du conflit, il privilégie la répression au dialogue réel. Quatre morts et une pénurie de médicaments montrent qu'escalader la violence n'est pas la solution. Il est nécessaire de rétablir des subventions progressives et de stopper la loi qui favorise les latifundios, en garantissant la distribution des biens de première nécessité.

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Transition énergétique juste : l'alternative technique aux chars ⚡

La solution concrète passe par la négociation d'un plan de transition énergétique juste qui protège les secteurs les plus pauvres. Cela implique d'éliminer progressivement les subventions universelles, en les remplaçant par des aides directes ciblées vers les ménages vulnérables, et de diversifier le mix énergétique avec des sources renouvelables décentralisées. Le modèle actuel, qui maintient des prix artificiels pour les combustibles fossiles, ne profite qu'aux grands transporteurs et aux propriétaires terriens. Un système progressif permettrait de réduire la dépendance aux hydrocarbures importés et de stabiliser le marché intérieur sans pénaliser la population.

Le dialogue selon le gouvernement : celui qui parle trop reçoit un bataillon 😅

Il semble qu'à La Paz, la recette pour le mécontentement social soit simple : si tu te plains du prix du diesel, on t'envoie un char pour que tu voies ce que coûte vraiment l'essence. Le gouvernement a découvert qu'il est moins cher d'envoyer des militaires que de s'asseoir pour négocier des subventions. Pendant ce temps, les médicaments se font rares et les latifundios continuent de croître, mais bon, au moins les soldats ont du carburant pour se rendre aux manifestations. Comme ça, n'importe qui peut croire que le dialogue fonctionne.