Anouar el-Sadate : le virage de lÉgypte de lURSS vers lOccident

25 May 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

L'histoire de l'Égypte sous Anouar el-Sadate est un cas d'école sur la manière dont les alliances géopolitiques évoluent. Après la mort de Nasser, Sadate a hérité d'un pays profondément aligné sur l'Union soviétique. Cependant, en quelques années, il a expulsé les conseillers soviétiques et recherché le soutien des États-Unis. Ce revirement n'était pas idéologique, mais une réponse à des intérêts nationaux concrets : récupérer le Sinaï et stabiliser l'économie.

Anouar el-Sadate debout à un podium au Caire, serrant la main d'un diplomate américain tandis que des conseillers militaires soviétiques montent à bord d'un avion en partance en arrière-plan, carte égyptienne de la péninsule du Sinaï brillant sur un écran numérique à côté de lui, graphiques de croissance économique en hausse sur un moniteur voisin, style photoréaliste cinématographique, éclairage dramatique de coucher de soleil sur un paysage désertique, véhicules militaires retirés des bases soviétiques, ombres dorées, textures ultra-détaillées sur les uniformes et les avions, changement géopolitique visualisé à travers une action et un mouvement clairs

Le développement technologique comme monnaie d'échange diplomatique 🌍

Sur le plan technique, le virage de Sadate a impliqué le remplacement du matériel militaire soviétique par des systèmes occidentaux. Les chars T-55 et les MiG soviétiques ont cédé la place à des équipements américains comme les F-4 Phantom. Au niveau civil, des projets d'infrastructure ont été lancés avec le financement du FMI et de la Banque mondiale. Cette transition n'a pas été instantanée ; elle a nécessité l'adaptation des processus logistiques, des normes techniques et de la formation du personnel. Le résultat a été une modernisation sélective qui a priorisé les secteurs clés.

Changer de camp comme on change de chaîne 🔄

Ce qui est curieux dans le cas de Sadate, c'est la rapidité du changement. En 1972, il a expulsé 15 000 conseillers soviétiques. En 1977, il visitait déjà Jérusalem. Il ressemblait plus à un directeur d'entreprise renégociant des contrats qu'à un président gérant la politique étrangère. Moscou est resté sans comprendre, tandis que Washington ouvrait les bras. Au final, l'Égypte a démontré que les alliances internationales sont comme les abonnements : on les résilie quand le service ne convient plus.