Akira Amemiya : le disciple d’Imaishi qui préfère les robots avec des sentiments

09 May 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

Akira Amemiya, protégé du toujours explosif Hiroyuki Imaishi, a emprunté des chemins plus calmes. Son œuvre embrasse le tokusatsu et la mélancolie, offrant un regard posé sur les géants d'acier. Loin du bruit constant, Amemiya construit l'action avec des silences et des cadrages géométriques qui invitent à la réflexion, pas seulement au spectacle visuel.

Un robot en acier bleu et blanc, au regard mélancolique, pose dans un hangar éclairé par des rayons de lumière géométriques, tandis que le pilote observe en silence.

La géométrie du combat : plans angulaires et animation héritée 🤖

Techniquement, Amemiya hérite de la composition dynamique de Trigger, mais la modère. Ses cadrages angulaires et l'utilisation de perspectives forcées rappellent le cinéma de série B japonais. Dans SSSS.Gridman, l'animation des kaiju et des robots s'appuie sur des décors détaillés et une utilisation calculée de la CGI, évitant le mouvement constant pour donner du poids à chaque coup. Le résultat est une chorégraphie qui privilégie l'impact sur la vitesse.

Quand le robot géant a besoin d'un câlin (et d'un thérapeute) 🫂

Ce qui est curieux, c'est que malgré le fait de diriger des combats de monstres géants, Amemiya semble plus intéressé à ce que ses pilotes parlent de leurs problèmes qu'à détruire des villes. Dans Dynazenon, les protagonistes passent autant de temps en thérapie émotionnelle qu'à l'intérieur du robot. On soupçonne que le vrai monstre à vaincre n'est pas le kaiju du moment, mais le manque de communication dans le groupe WhatsApp.