Les nouveaux SSD PCIe 5.0 promettent des chiffres de transfert impressionnants, doublant la bande passante de la génération précédente. Cependant, de nombreux utilisateurs se demandent si cette puissance se fait vraiment sentir en jouant. La réalité est que, aujourd'hui, la différence avec un bon SSD PCIe 4.0 ou même un PCIe 3.0 rapide est minime dans l'expérience de jeu. La raison principale est que le logiciel n'a pas encore rattrapé le matériel.
Le goulot d'étranglement s'est déplacé : moteurs et technologies 🧠
Les moteurs des jeux actuels ont été conçus pour charger des données depuis des unités plus lentes, par conséquent ils ne demandent pas d'informations à la vitesse qu'un PCIe 5.0 peut délivrer. La limite se trouve maintenant dans le CPU, qui traite ces appels, ou dans la RAM. Des technologies comme DirectStorage de Microsoft visent à réduire ce goulot en permettant à la GPU d'accéder directement au SSD, mais leur adoption est encore anecdotique. De plus, la latence en accès aléatoire, clé pour les jeux, ne s'améliore pas dans la même proportion que la vitesse séquentielle.
Votre SSD de dernière génération attend patiemment son tour 😴
C'est comme avoir une Ferrari au centre de Madrid à 18 heures : le potentiel est là, mais la circulation (le moteur du jeu) ne lui permet pas de le démontrer. Pendant que votre flambant neuf SSD PCIe 5.0 pourrait transférer une bibliothèque entière en quelques secondes, le jeu ne lui demande que de lui passer quelques fichiers de textures de temps en temps. Ainsi, pour le moment, ce composant d'élite passe plus de temps inactif qu'un plombier un mardi après-midi, en attendant que le reste du système l'appelle pour faire quelque chose.