Ginebras : la politique implicite et la peur des réseaux dans leur nouvel album

Publié le 19 March 2026 | Traduit de l'espagnol

Le groupe Ginebras présente Donde nada es para tanto, son troisième album. Dans une interview, ses membres analysent la relation entre leur musique et la politique. Ils précisent qu'ils ne créent pas de chansons avec un message politique intentionnel, mais reconnaissent que c'est un élément inévitable. Ils comparent la revendication explicite d'autres époques à un ton actuel plus léger et admettent une peur souterraine d'être pointés du doigt sur les réseaux sociaux pendant le processus créatif.

Banda en estudio, entre luces y sombras, creando música con un trasfondo político sutil y la mirada puesta en las redes.

Le 'debugging' social : filtrer le bruit pour trouver le code créatif 🐛

Le processus créatif décrit par le groupe ressemble au développement de logiciels sous pression. Il existe un environnement d'exécution hostile, représenté par les réseaux sociaux, où les haters agissent comme des utilisateurs qui testent le code sans en connaître l'architecture. Le groupe décrit le besoin de mettre en place un filtre contre ce bruit, une limite qui leur permet de maintenir l'intégrité du projet sans se bloquer. Leur revendication de l'humanité et du droit à l'erreur est similaire à la gestion de versions, où l'on peut itérer et rectifier.

Manuel de survie pour les artistes à l'ère du like-haine 🛡️

Ainsi, la nouvelle norme est de composer avec un antivirus mental activé, scannant chaque métaphore à la recherche de troyens qui pourraient irriter la secte de Twitter. Le manuel est clair : ne parle que de ce que tu maîtrises, comme si tu étais un plombier donnant des leçons d'astronomie. Et si tu te trompes, rectifie en silence, avant que le tribunal des memes ne convoque une session extraordinaire. Au final, créer de l'art aujourd'hui semble un cours avancé de diplomatie, où la chanson la moins conflictuelle est ton plus grand accomplissement.