La présidente Samia Suluhu Hassan a atterri à Moscou pour une rencontre avec Vladimir Poutine, la première d'un dirigeant tanzanien depuis 1969. Ce voyage vise à signer des accords dans les domaines du commerce, du tourisme et des minéraux, ouvrant la voie à de nouvelles routes aériennes et à des investissements. Dans un contexte de sanctions occidentales, la Tanzanie mise sur la diversification de ses partenaires pour renforcer son économie.
Minéraux et connectivité : les axes d'une alliance technique 🌍
Les accords signés incluent une coopération en matière d'exploration géologique et de développement d'infrastructures pour l'extraction du lithium et des terres rares, des matériaux clés pour les batteries et la technologie. De plus, une augmentation des vols commerciaux entre Dar es Salaam et Moscou est prévue, facilitant les échanges techniques et touristiques. Pour la Tanzanie, cela représente un accès à la machinerie et à l'expertise russes, réduisant sa dépendance vis-à-vis des fournisseurs occidentaux dans des secteurs stratégiques.
Poutine, Samia et l'art de contourner les sanctions autour d'un thé ☕
Alors que la moitié du monde fait la tête à la Russie, la Tanzanie arrive avec le sourire de qui cherche un nouvel acheteur pour ses pierres précieuses. Poutine, de son côté, doit être ravi : enfin quelqu'un lui rend visite sans apporter une liste de griefs sous le bras. Le meilleur dans cet accord, c'est que si tout se passe bien, nous pourrons bientôt voler directement à Moscou pour acheter une matriochka et demander des nouvelles du lithium.