Cette semaine, de multiples menaces numériques ont été signalées, mettant en alerte utilisateurs et médias. Des piratages massifs de comptes Instagram, une vulnérabilité grave sous Android et un virus camouflé sur GitHub ont fait la une. Cependant, le véritable objectif de ces actualités semble être davantage de vendre des solutions de sécurité que d'informer avec précision sur les risques quotidiens.
La vulnérabilité Android n'affecte que les appareils obsolètes 📱
La faille signalée sous Android est réelle, mais elle n'impacte que les anciennes versions du système qui ne reçoivent plus de correctifs de sécurité. Les fabricants de téléphones mettent rarement à jour ces modèles, préférant que l'utilisateur achète un nouveau terminal. Pendant ce temps, le virus sur GitHub nécessite qu'un développeur télécharge et exécute un code malveillant sans le vérifier. Ce n'est pas une menace pour l'utilisateur lambda qui ne touche pas aux dépôts de code.
Le meilleur antivirus : un mot de passe décent et du bon sens 🔐
Il s'avère que 90 % des piratages d'Instagram sont dus à des mots de passe faibles ou à l'absence de double facteur d'authentification, et non à des exploits de la NSA. Mais bien sûr, vendre un abonnement premium à 50 euros par an sonne mieux que de dire aux gens d'utiliser 123456 uniquement pour leur chien. Tant que la panique numérique sera rentable, les entreprises de sécurité continueront à vendre du vent à l'odeur de poudre.