La grève nationale des médecins reste non résolue, et en Aragon, elle a déjà entraîné 71 501 consultations, 13 011 tests diagnostiques et 4 376 chirurgies annulées. Le conseiller à la Santé aragonais critique le Ministère pour son manque de gestion, tandis que Madrid répond par des évasives. Pour les patients, la seule certitude est que les retards dans les diagnostics et les opérations s'accumulent, affectant leur santé.
Technologie sanitaire : le pansement qui ne guérit pas le système 🖥️
Pendant que les politiciens discutent, les hôpitaux aragonais tentent d'amortir le choc avec des solutions numériques : téléconsultation pour les examens non urgents, algorithmes de priorisation dans les blocs opératoires et systèmes d'alerte pour éviter les annulations de dernière minute. Cependant, aucune plateforme ne peut pallier le manque de médecins ni accélérer une liste d'attente qui croît plus vite que la bande passante de leurs serveurs.
La seule chose qui ne s'arrête pas, c'est la liste d'attente ⏳
Les médecins exigent de meilleures conditions, le conseiller exige des réponses du Ministère, et le Ministère exige de la patience. Pendant ce temps, les patients attendent. Comme dans une mauvaise blague, la seule qui travaille sans relâche, sans grève et sans horaires, c'est la liste d'attente. Au moins, elle est efficace : elle ne faillit jamais, ne se repose jamais et a toujours de la place pour un de plus.