La cycliste Paula Blasi, vainqueur de la Vuelta et de la Volta, a été contrainte de renoncer à la course en ligne des Championnats d'Espagne après avoir chuté lors de la reconnaissance du circuit de contre-la-montre. Bien que les examens aient écarté toute fracture, les érosions à la cuisse et aux côtes gauches lui causent une douleur qui l'empêche de concourir au plus haut niveau. Une absence sensible pour le rendez-vous national, où elle figurait parmi les candidates à la victoire.
La biomécanique de l'impact : pourquoi une côte fait plus mal qu'une fracture 🚴
D'un point de vue technique, la douleur aux côtes sans fracture peut être plus invalidante qu'une cassure nette. Le traumatisme direct provoque une inflammation du périoste et des muscles intercostaux, ce qui limite la capacité à respirer profondément et à maintenir la position aérodynamique sur le vélo. De plus, les vibrations constantes du guidon et les nids-de-poule de la route amplifient la gêne. Pour une cycliste d'élite, tout déficit respiratoire ou postural se traduit par une perte de puissance et d'efficacité. Ainsi, un coup apparemment bénin peut faire tomber une favorite.
La côte qui a brisé le rêve d'un maillot 💥
Imaginez que vous vous préparez toute l'année, que vous arrivez en pleine forme au championnat et que, soudainement, un coup idiot lors d'une reconnaissance vous met hors jeu. C'est comme si un footballeur se blessait à la cheville en marchant dans une flaque avant le match. Paula Blasi a dû serrer les dents et dire : jusqu'ici. La morale est claire : les côtes ne pardonnent rien. Et attention, si ça fait mal en riant, vous savez que le cyclisme d'élite prend très au sérieux la moindre petite claque. Heureusement que ce n'était pas aux fesses, sinon elle ne pourrait même pas s'asseoir sur la selle.