Le pape Léon XIV a convoqué 178 cardinaux en consistoire pour promouvoir un leadership partagé au sein de l'Église. L'initiative vise à écouter ouvertement les critiques et à éviter les conspirations internes. Pour les fidèles, cela signifie une institution moins hiérarchique et plus participative, poursuivant la voie de la synodalité impulsée par François. L'objectif est un modèle où tous les membres ont voix au chapitre dans les décisions clés.
La synodalité comme mise à jour du système ecclésial 🏛️
Ce changement implique une restructuration de la gouvernance vaticane, semblable à une migration d'un logiciel monolithique vers une architecture distribuée. Au lieu qu'une seule entité centrale décide de tout, des nœuds consultatifs sont établis : les cardinaux agissent comme des serveurs régionaux qui traitent les données de leurs communautés. Le consistoire fonctionne comme un comité de validation, où chaque critique est un correctif de sécurité contre les erreurs système. C'est un modèle qui privilégie la redondance des opinions sur l'autorité unipersonnelle.
Moins de trônes, plus de chaises roulantes pour la bureaucratie 🪑
Désormais, si un cardinal a une plainte concernant l'encens ou la couleur des chasubles, il n'a plus besoin d'écrire une lettre anonyme. Il peut le lâcher en réunion pendant que d'autres prennent note. Certes, avec 178 personnes qui donnent leur avis, le vote pour décider du menu du dîner pourrait durer plus longtemps qu'un conclave. Au moins, si une conspiration émerge, elle sera si lente à organiser que le temps de la monter, tout le monde aura oublié le motif.