Amendes qui néduquent pas : le business de la chasse au volant

01 June 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

Une dynamique perverse s'est installée dans nos rues : plus de radars cachés que de campagnes de sensibilisation. L'objectif semble être de collecter des fonds, non de prévenir. On punit le conducteur pour une simple inattention tandis que l'on ignore les intersections mal conçues ou le manque d'éducation routière continue. Il est plus rentable de dresser une contravention photo que de réparer un carrefour dangereux.

scène de rue urbaine au crépuscule, un radar de vitesse caché monté sur un lampadaire avec un flash rouge lumineux capturant une voiture qui passe, le visage du conducteur éclairé par la lumière du tableau de bord montrant de la frustration, tandis qu'en arrière-plan une intersection dangereuse avec un feu de circulation défectueux et un marquage au sol effacé reste sans surveillance, un agent de police à proximité tenant un carnet de contraventions à côté d'une caisse enregistreuse débordant de pièces, éléments en béton contrastés : matériel de caméra moderne et élégant contre asphalte fissuré et signalisation négligée, style photoréaliste cinématographique, ombres dramatiques des phares de voiture, éclairage à fort contraste soulignant la dynamique profit-sur-sécurité, détail technique sur l'objectif de la caméra et le capteur radar

Technologie punitive vs. prévention systémique 🚦

La technologie est utilisée pour surveiller, non pour former. Un radar fixe peut réduire la vitesse à un endroit précis, mais n'apprend pas à gérer un rond-point complexe. Le véritable développement serait de consacrer une partie des recettes à la refonte des intersections problématiques avec des feux intelligents ou des dos d'âne réfléchissants, et à des cours obligatoires pour les conducteurs récidivistes. L'investissement dans les infrastructures éducatives éviterait plus d'accidents qu'un cinémomètre derrière un panneau.

Le radar qui te verbalise et ne t'invite pas à un café ☕

Il est curieux que la DGT ait un budget pour des radars de dernière génération qui détectent même le téléphone dans la poche, mais pas pour installer un abribus qui empêche d'être aveuglé par le soleil au feu rouge. On dirait que la solution est de punir celui qui se laisse distraire, pas celui qui a conçu le virage sans visibilité. J'aimerais qu'ils mettent autant d'ardeur à éduquer qu'à cacher la caméra derrière une haie.