Le Ministère du Logement a annoncé une mesure visant à transformer les logements touristiques illégaux en logements abordables. L'intention est louable : elle s'attaque à la spéculation et cherche à faciliter l'accès au logement. Cependant, le titre dit tout : elle arrive dix ans trop tard. Pendant que le problème s'aggravait, le marché s'est déjà profondément distordu, et désormais la solution dépend de la capacité d'inspection de chaque communauté autonome, ce qui génère des inégalités et une mise en œuvre lente.
Inspection régionale : le goulot d'étranglement technologique 🛠️
La mesure se heurte à la réalité que chaque communauté autonome possède son propre système d'inspection. Beaucoup manquent d'outils numériques intégrés pour croiser les données des plateformes touristiques avec les registres de population et de logement. Sans un système centralisé capable de détecter les infractions en temps réel, la reconversion dépendra de processus manuels et lents. La technologie pourrait accélérer l'identification des logements illégaux, mais sa mise en œuvre n'est pas garantie, ce qui crée un risque d'application inégale entre les régions.
La solution parfaite : arriver quand l'appartement est déjà un hôtel 🏨
Le plan est aussi opportun que de mettre des stores après la tempête. Pendant que le ministère peaufine sa proposition, les logements touristiques illégaux continuent de fonctionner comme des hôtels low cost avec vue sur la ruine du voisin. Bien sûr, les propriétaires auront désormais tout le temps de transformer le bien en musée de la spéculation avant l'arrivée de l'inspecteur régional. Heureusement que la bureaucratie arrive toujours quand le problème est déjà parti en vacances.