La RFEA se vante dErasmus+ tandis que les pistes tombent en ruines

02 June 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

La Fédération Espagnole d'Athlétisme annonce un projet européen pour former des entraîneurs. Cela semble moderne, cela semble innovant. Mais pendant que quelques techniciens voyagent à travers l'Europe avec des bourses, les pistes de quartier restent pleines de nids-de-poule, les écoles ferment leurs gymnases par manque de budget et les enfants talentueux en sport ne peuvent pas payer une académie privée. Le contraste fait mal.

fissure profonde dans une piste d'athlétisme en béton craquelé, un enfant avec des baskets usées sautant par-dessus le trou tandis qu'au fond un entraîneur consulte une tablette avec des diagrammes de biomécanique européens, contraste entre le sol dégradé et l'interface numérique brillante, mètre rouillé jeté à côté de cônes cassés, lumière de coucher de soleil créant des ombres allongées, style cinématographique photoréaliste, texture d'asphalte écaillé, reflets métalliques mats, atmosphère d'abandon sportif

Le gouffre entre l'élite et la base : une technologie qui n'atteint pas l'asphalte 🏚️

Le projet Erasmus+ promet des échanges de bonnes pratiques, des analyses biomécaniques et des méthodologies avancées. Tout cela est très beau sur le papier. Mais la réalité de l'athlétisme de base est autre : des pistes sans entretien, du matériel obsolète et des entraîneurs bénévoles sans formation ni ressources. Pendant que certains étudient comment optimiser le geste technique dans des laboratoires européens, d'autres apprennent à sauter des haies avec des cônes de signalisation dans un parc. La fracture technologique ne se comble pas avec des voyages d'études.

Pour les enfants du quartier, le seul Erasmus, c'est de courir entre les voitures 🏃

Bien sûr, on peut toujours voir le côté positif : au moins, les entraîneurs qui voyagent en Finlande apprendront à gérer le froid. Ici, les gamins maîtrisent déjà cette technique quand ils s'entraînent à huit heures du matin en décembre. Mais oui, ensuite viendront les rapports du projet racontant comment ils ont amélioré les taux d'abandon. Et pendant ce temps, dans le quartier, le seul abandon, c'est celui de la piste d'athlétisme municipale.