Lhypocrisie de blâmer les applications pour la délinquance juvénile

01 June 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

Il est plus facile de pointer la technologie du doigt que de regarder la réalité sociale. Chaque fois qu'un jeune commet un délit, le doigt accusateur se tourne rapidement vers les applications. Mais le vrai problème n'est pas un écran, mais le manque d'opportunités, la pauvreté et les inégalités qui poussent ces adolescents à chercher des issues désespérées. Criminaliser les logiciels nous empêche de faire face à l'exclusion réelle.

Adolescent en sweat-shirt déchiré assis sur des escaliers en béton fissuré, tenant un smartphone à l'écran brisé, en arrière-plan une affiche d'offre d'emploi couverte de poussière et une usine abandonnée, ombres allongées d'adultes pointant du doigt au loin, leurs doigts dirigés vers le téléphone tandis qu'ils ignorent la pauvreté visuelle de l'environnement, style cinématographique réaliste, éclairage grisâtre de crépuscule industriel, textures de graffitis usés, contraste entre la lueur froide de l'écran et la texture rugueuse de la brique, composition avec profondeur de champ, photographie documentaire à haut contraste.

La technologie comme miroir, pas comme cause 🤔

Les applications ne sont que des outils neutres. Un couteau ne cuisine pas tout seul, et un réseau social ne délinque pas par lui-même. La racine du conflit réside dans l'absence de politiques publiques offrant une éducation de qualité, un emploi pour les jeunes et des réseaux de soutien communautaire. Investir dans la surveillance numérique sans s'attaquer à la précarité, c'est comme mettre un pansement sur une blessure par balle. La solution technique consiste à concevoir des systèmes qui intègrent, et non qui surveillent.

Comment blâmer ton portable pour le dîner que tu n'as pas eu 🍽️

C'est presque poétique : nous préférons installer un logiciel de contrôle sur le téléphone du voisin plutôt que de nous demander pourquoi il n'a pas de quoi manger. Pendant ce temps, un politicien propose d'interdire TikTok pour réduire les vols, comme si les voleurs allaient dire : Oh, non, sans l'application, je ne sais pas comment voler. La prochaine fois, on blâmera peut-être la calculatrice pour les mauvais budgets. Moins de fumée numérique et plus de pain sur la table.