La France a accordé un permis de séjour de dix ans à Xenia Fedorova, ancienne directrice de RT France et considérée comme une propagandiste du Kremlin. Le gouvernement actuel affiche un certain malaise, tandis que des proches de l'ancien ministre de l'Intérieur défendent qu'il s'agissait d'une procédure automatique. Cette affaire expose des failles dans le système migratoire, qui a permis de favoriser une figure polémique sans contrôle politique effectif.
Filtres migratoires : quand l'algorithme ne distingue pas les nuances 🛂
Le processus automatique d'octroi de résidence de longue durée repose sur des vérifications documentaires et des antécédents judiciaires, mais manque d'une analyse contextuelle des risques géopolitiques. Des systèmes comme le VIS (Système d'Information sur les Visas) de l'UE croisent les données, mais n'évaluent pas les liens avec la propagande d'État étrangère. L'intégration de l'intelligence artificielle avec les bases de données des agences de sécurité pourrait améliorer la détection de profils sensibles, mais sa mise en œuvre se heurte à des limites juridiques et budgétaires.
La procédure automatique : amie des bureaucrates, ennemie de la logique 🤖
Qu'une directrice d'un média sanctionné par l'UE reçoive une résidence automatique suggère que le système migratoire français fonctionne comme un robot sans discernement. Si Fedorova avait demandé une carte de bibliothèque, on la lui aurait peut-être aussi donnée sans poser de questions. Au moins, nous savons que la bureaucratie française est aussi efficace avec les propagandistes qu'avec les touristes égarés.