Le design scandinave de Volvo a poussé le minimalisme à l'extrême, mais ses grands écrans panoramiques génèrent un effet secondaire : ils déconnectent le conducteur de l'expérience physique de la conduite. En privilégiant l'esthétique visuelle et l'intégration numérique, le retour sensoriel du véhicule est sacrifié, transformant le trajet en une expérience passive et déconnectée de l'environnement réel.
Redessiner les interfaces : toucher et son contre le visuel 🎮
La solution technique passe par l'intégration d'un retour haptique dans les commandes physiques et les surfaces tactiles, combinée à des alertes sonores directionnelles reflétant l'état de la route. Au lieu de dépendre de graphismes soignés, on peut utiliser des vibrations dans le volant pour indiquer des dérapages ou des changements d'adhérence, et des sons spécifiques pour avertir des virages serrés. Cela permet au conducteur de ressentir la voiture sans avoir à fixer un écran.
Le conducteur qui regardait l'infini (et pas la route) 🦜
Avec les écrans tactiles actuels, on peut passer plus de temps à chercher la commande du chauffage qu'à regarder où l'on va. C'est comme si Volvo voulait que vous profitiez du paysage... à travers une interface Netflix. Au final, on va devoir installer un perroquet sur le tableau de bord qui nous criera : Virage à droite, mon pote !. Au moins, le perroquet n'a pas besoin de mise à jour logicielle.