Il y a une épidémie d'Ebola au Congo, mais ce n'est pas la souche classique qui tue 90 % des infectés. C'est la souche Bundibugyo, avec un taux de mortalité de 30 à 50 %. Cela semble être une amélioration, mais il y a un piège : sa période infectieuse est plus longue et ni les vaccins ni les traitements actuels ne fonctionnent contre elle. Ce qu'elle gagne en douceur, elle le perd en capacité de confinement.
Le vide technologique dans la course contre les souches oubliées 🧬
Le problème n'est pas scientifique, il est de marché. Les laboratoires pharmaceutiques n'investissent pas dans des vaccins pour des souches rares comme la Bundibugyo car il n'y a pas de rentabilité. Sans un marché promettant des retours, les laboratoires priorisent d'autres lignes. Les agences internationales ne réagissent que lorsque l'épidémie menace les frontières. Ainsi, la technologie pour détecter et traiter cette souche reste la même qu'il y a des décennies : rare, lente et dépendante de dons qui n'arrivent jamais à temps.
Priorités mondiales : là où la chair à canon ne cote pas en bourse 💰
Pendant ce temps, la population locale continue de mourir en silence, sans laboratoires ni couverture médiatique. Mais rassurez-vous : si le virus traverse en Europe ou aux États-Unis, un vaccin apparaîtra sûrement en un temps record. C'est comme l'assurance auto : on ne paie que lorsqu'on a un accident, mais si la voiture est à quelqu'un d'autre, eh bien, on attend. Les priorités sont fixées par l'argent, pas par les vies. Et ici, messieurs, le Bundibugyo n'est pas une valeur en hausse.