Pavel Durov, fondateur de Telegram, a mis le doigt sur la plaie : l'absence d'un système d'exploitation mobile russe laisse le pays dépendant de plateformes étrangères. Selon lui, les restrictions sur Internet ont provoqué une fuite des cerveaux qui empêche de créer cette alternative. Sans elle, toute application nationale ou étrangère reste exposée à la surveillance des États-Unis. Pour le citoyen ordinaire, cela signifie que la censure et le contrôle externe ne disparaissent pas, ils changent simplement de forme.
Le trou noir de la souveraineté mobile 🕳️
La dépendance à Android et iOS n'est pas seulement une question de confort, mais de sécurité. Durov souligne que, sans un écosystème propre, les données des utilisateurs russes transitent par des infrastructures contrôlées par des entreprises américaines. Cela permet à des agences comme la NSA d'accéder aux communications, aux contacts et aux métadonnées sans trop d'obstacles. Même s'il existe des applications nationales, celles-ci s'exécutent sur un système d'exploitation étranger, ce qui les rend vulnérables aux portes dérobées et aux mises à jour forcées. L'indépendance numérique, selon lui, commence par le cœur de l'appareil.
Le rêve russe d'un mobile qui n'espionne pas 📱
Bien sûr, pendant ce temps, les génies qui pourraient créer ce système d'exploitation national sont partis travailler chez Google ou Apple, concevant probablement exactement ce que Durov critique. C'est le cercle vertueux classique : tu mets des entraves à Internet, les programmeurs s'en vont à l'étranger, et ensuite tu te plains qu'il n'y a personne pour fabriquer un OS souverain. Au final, l'utilisateur russe se retrouve avec deux options : utiliser un iPhone qui le surveille ou un Android qui le surveille encore plus. Quel dilemme patriotique.