Un tribunal antiterroriste du Pakistan a prononcé la réclusion à perpétuité contre Mahrang Baloch et Sibghatullah Shahji, des militants des droits humains. Ils sont accusés d'avoir incité une manifestation en 2024 qui a entraîné la mort d'un soldat. Baloch, médecin et défenseure des disparus, qualifie le verdict d'arme pour faire taire la dissidence. Pour les citoyens, cette affaire montre comment la répression étatique peut criminaliser la protestation pacifique, attisant les tensions au Baloutchistan.
Technologie de surveillance : l'œil numérique qui voit tout (et punit tout) 🎥
Dans ce contexte, le gouvernement pakistanais a intensifié l'utilisation de systèmes de reconnaissance faciale et d'analyse des réseaux sociaux pour traquer les organisateurs de manifestations. Ces outils, alimentés par l'intelligence artificielle, permettent d'identifier les militants en temps réel lors des rassemblements. Cependant, la précision de ces systèmes est discutable : des études locales indiquent un taux d'erreur de 15 % dans l'identification des individus, ce qui peut conduire à de fausses accusations. La technologie, loin d'être neutre, devient un bras de la répression sélective.
Manuel du bon manifestant : prends une pancarte, n'emporte pas tes droits humains 🪧
Il semble qu'au Pakistan, manifester soit comme jouer à la roulette russe, mais avec des juges. Si tu assistes à une marche pacifique, tu risques de recevoir une réclusion à perpétuité en souvenir. Mahrang Baloch, avec son titre de médecin, a désormais tout le temps d'étudier le droit pénal. Le plus ironique est que le gouvernement présente la sentence comme un acte de justice, alors qu'en réalité, c'est un tutoriel express sur la façon de transformer une pancarte en crime de haute trahison.