Les porteurs bangbang de Chongqing, qui pendant des décennies ont transporté des marchandises dans les escaliers de la ville, voient leur métier disparaître avec la modernisation. Le gouvernement promeut l'efficacité technologique, mais n'offre pas d'alternatives professionnelles à ces travailleurs manuels. On célèbre le progrès tout en abandonnant ceux qui ont construit l'économie informelle qui a soutenu la ville. L'hypocrisie sociale est évidente : la ville avance, mais laisse beaucoup de gens derrière elle sans filets de protection.
Les drones et les plateformes remplacent la force humaine 🚁
La mise en place de systèmes logistiques avec des drones et des applications de livraison a réduit la demande de porteurs. Chongqing, avec sa topographie accidentée, trouve dans l'automatisation une solution efficace pour le transport de charges légères. Cependant, la transition n'inclut pas de formation pour les bangbang, qui manquent de compétences numériques. Le gouvernement local pourrait mettre en œuvre des programmes de reconversion professionnelle et des subventions temporaires, comme cela a été fait dans d'autres villes chinoises. Sans ces mesures, le coût humain de la modernisation retombe sur les plus vulnérables, tandis que la technologie avance sans scrupules.
Le progrès qui ne porte pas sa propre histoire 🏛️
Maintenant, les bangbang voient comment un drone fait en minutes ce qui leur prenait des heures, de la sueur et des callosités. Ce qui est curieux, c'est que personne ne leur a demandé s'ils voulaient prendre leur retraite avant l'heure. La ville se vante d'efficacité, mais personne ne mentionne ces hommes qui ont porté des réfrigérateurs dans des escaliers impossibles. Peut-être que la prochaine étape sera d'installer une plaque en leur honneur, juste à côté du point de recharge des drones. Bien sûr, qu'elle soit jolie, car du travail, il n'y en a plus.