En 2028, les bancs de touche du football professionnel seront occupés par des avatars 3D d'entraîneurs historiques. Alimentés par des données de match en direct et des décisions tactiques, ces spectres numériques remplaceront les techniciens humains. La mesure vise à éliminer les erreurs subjectives et à offrir une performance tactique basée sur des schémas historiques, bien que les puristes parlent déjà d'un football sans âme.
Données, algorithmes et un fantôme sur le bord de la touche 🤖
Chaque avatar se nourrit d'une banque de décisions antérieures : formations, changements à chaud et réponses aux pressions adverses. Un système d'IA traite le flux du jeu en temps réel et choisit l'option tactique la plus probable de l'entraîneur original. La simulation visuelle projette l'avatar gesticulant ou annotant sur une tablette. Le club paie une licence pour utiliser l'identité numérique du coach, qui continue de percevoir des droits d'image posthumes.
Mourinho numérique crie, mais ne tache pas son imperméable 🗣️
Les supporters se demandent déjà si l'avatar de Mourinho continuera à se plaindre au quatrième arbitre ou si celui de Guardiola demandera de l'eau cinq fois par minute. Ce qui est certain, c'est que, sans pouls ni sueur, les engueulades seront plus propres. Et si quelque chose cloche, on peut toujours redémarrer l'entraîneur, ce que les humains ne permettaient pas. Cela dit : les conférences de presse seront un silence gênant de données téléchargées.