Un test indépendant entre le Rivian R2 et le Tesla Model Y révèle une donnée qui donne à réfléchir : bien que les deux véhicules partagent la même note d'efficacité selon l'EPA, le R2 consomme entre 18 % et 26 % d'énergie supplémentaire en conduite réelle. La raison réside dans la manière dont chaque constructeur mesure la consommation en laboratoire, où les marges de manœuvre sont généreuses. Pour l'acheteur, cela signifie que l'étiquette d'efficacité ne se traduit pas toujours par des économies réelles à la recharge.
L'astuce réside dans le cycle d'homologation 🔍
La divergence n'est pas une erreur, mais le résultat des procédures que l'EPA autorise aux constructeurs. Ceux-ci peuvent choisir entre plusieurs cycles d'essai ou ajuster des facteurs tels que le poids de la batterie ou la résistance aérodynamique simulée. Dans le cas du R2, sa consommation réelle plus élevée est due à un calibrage moins optimiste et à un poids supérieur. Alors que Tesla exploite au maximum les marges du test, Rivian opte pour une mesure plus conservatrice. Le résultat : un même chiffre officiel, mais une facture d'électricité différente.
L'EPA et l'art de faire de beaux chiffres ⚡
Alors voilà : quand tu vois que deux voitures ont la même efficacité sur la fiche technique, ne t'emballe pas. Il se peut que l'une soit l'élève appliqué qui fait ses devoirs à la maison et l'autre celui qui se présente à l'examen avec une antisèche. Au final, c'est toi qui paies l'électricité. La morale est simple : avant de signer le chèque, cherche quelqu'un qui a sorti la voiture sur la route et lui a mis le compteur. L'EPA ment, mais le kilomètre réel, non.