Un miroir étrusque en bronze avec un prétendu relief ancien s'est avéré être une contrefaçon moderne. Les chercheurs ont détecté que l'usure du revers n'était pas naturelle, mais provoquée par un micro-sablage abrasif automatisé. Cette méthode, utilisée pour éroder de manière contrôlée la surface, a permis d'imiter la patine des siècles. L'affaire montre comment la technologie 3D est également utilisée pour tromper le marché archéologique.
Pipeline numérique : d'Artec Studio à MeshLab pour détecter la fraude 🔍
L'équipe médico-légale a scanné la pièce avec Artec Studio, générant un nuage de points haute résolution. En analysant la topographie dans MeshLab, ils ont observé des motifs d'érosion linéaires et uniformes, incompatibles avec une usure millénaire. Les outils de filtrage et de calcul de courbure ont révélé des marques d'abrasion directionnelle, typiques d'un jet de particules contrôlé par robot. La comparaison avec des miroirs authentiques a confirmé que le relief a été sculpté puis vieilli artificiellement.
L'artisan moderne qui ne savait pas quand s'arrêter 🤖
Le faussaire a été si méticuleux qu'il a utilisé un bras robotique pour user le bronze, mais a oublié que le temps réel ne laisse pas de traces de fraisage. Le résultat : un miroir qui semblait avoir 2 500 ans, mais avec une texture si parfaite qu'il semblait tout droit sorti d'un catalogue industriel. Heureusement que quelqu'un a décidé de regarder avec un scanner 3D avant de payer une fortune pour un souvenir fabriqué le mois dernier.