La corrida de Cebada Gago à Pampelune a offert une tonalité inattendue. Les taureaux gaditans, connus pour leur bravoure, se sont révélés maniables et sans la force attendue. Cela a permis aux toreros Galván et Diosleguarde de briller facilement, offrant une faena spectaculaire mais dépourvue de l'émotion et du risque qui caractérisent la Feria de San Fermín. Pour le public, l'après-midi fut calme et accessible, bien que décevante pour ceux qui recherchent la bravoure dans l'arène.
Analyse technique : le manque de caste et son impact sur le développement de la faena 🐂
D'un point de vue technique, l'absence de force et de bravoure chez les astados de Cebada Gago a modifié le déroulement attendu de la lidia. Sans la charge exigeante, les diestros ont pu exécuter des séries de muletazos sans la pression d'une défense active du taureau. Cela a facilité le placement des suertes et l'exécution de passes liées, mais a réduit la complexité du défi. Le manque de caste a empêché la création des moments de tension qui définissent une corrida de haut niveau, transformant la faena en un exercice de technique sans le contrepoids de la bravoure.
La corrida la plus calme : quand le taureau semble en jouet 😅
Au final, l'après-midi ressemblait plus à une répétition générale qu'à une corrida sérieuse. Les taureaux, avec moins de force qu'un veau de maternelle, ont laissé aux toreros le temps de penser au dîner. Galván et Diosleguarde, au lieu de suer à grosses gouttes, semblaient être dans un cours de danse. Pour les aficionados en quête de sensations fortes, l'expérience fut comme attendre une tempête et recevoir une bruine. Cela dit, les abonnements pour la prochaine feria sont déjà en promotion, au cas où quelqu'un voudrait voir des taureaux plus désireux de conquérir le monde.