
Une histoire entre coutures, créatures et éclats de rire
Dans un château qui défie les lois de l'architecture et le sens commun, un scientifique avec plus d'idées que de mémoire laisse traîner ses créations inachevées. Entre vis desserrées et engrenages rouillés, vit Stitch Head, le premier expériment qui, faute de reconnaissance, est devenu chargé de réparer les désastres des autres.
Sa routine entre ombres, inventions ratées et soupirs mal dirigés change complètement quand apparaît Creature, une masse d'enthousiasme et de pièces recyclées, déterminée à vivre des aventures qui ne figurent pas dans le manuel. À ce duo se joint Arabella, une fille avec le courage d'une armée et la curiosité de celle qui n'a jamais lu les avertissements.
Une vision tendre du côté monstrueux
Plutôt que de craindre les monstres, ici ce sont les monstres qui se cachent du village. Stitch Head n'est pas le protagoniste musclé typique ni l'héros sans faille. En fait, il a plus de coutures que de confiance en lui. Mais il découvre que il n'est pas nécessaire d'être entier pour se sentir aimé, et que, parfois, un écrou mal placé mène à une amitié inoubliable.
Un casting qui donne vie aux morceaux
Le film compte des voix aussi expressives que son animation. Asa Butterfield se glisse dans les chaussures (cousues main) de Stitch Head, tandis que Joel Fry incarne Creature avec l'énergie de quelqu'un qui vient de découvrir le sucre. La vaillante Arabella prend vie grâce à Tia Bannon, et le casting est complété par des noms comme Rob Brydon et Alison Steadman, qui ajoutent de l'étincelle au laboratoire vocal.
- Asa Butterfield comme Stitch Head
- Joel Fry comme Creature
- Tia Bannon comme Arabella
- Rob Brydon et Alison Steadman dans des rôles surprises

Une production avec un cœur de Frankenstein
Réalisé par Steve Hudson et basé sur le livre de Guy Bass, le film mélange tendresse et espièglerie. Avec un budget qui suffirait à acheter des vis en or, Gringo Films et Assemblage Entertainment s'occupent d'animer chaque scène avec un soin chirurgical. La musique de Nick Urata accompagne chaque pas, tour et faux pas avec un charme rythmique.
« Stitch Head est l'histoire d'un petit héros avec un cœur qui ne lui rentre pas dans la poitrine... ni dans la vis du cou. »
Une première de film, littéralement
La première projection a lieu rien moins qu'au Festival d'Annecy, cet endroit où les monstres côtoient les critiques et personne ne s'en étonne. Là, l'équipe célèbre comme s'ils avaient trouvé la dernière pièce du puzzle (qui, soit dit en passant, était sous un écrou). Parce que si quelque chose démontre ce film, c'est qu'avec un peu de folie, un peu de colle émotionnelle et plusieurs morceaux, on peut coudre une grande histoire.
Et comme morale, rappelons-nous : si ton meilleur ami est fait de pièces recyclées, au moins tu sauras qu'il a toujours un peu de toi... ou du mixeur. 🤖