Les briques de mycélium poussent dans des moules et capturent du carbone

Publié le 17 January 2026 | Traduit de l'espagnol
Fotografía en primer plano de varios ladrillos rectangulares de color beige y textura porosa, fabricados con micelio y residuos agrícolas, mostrados sobre una superficie de madera. Algunos bloques están apilados, destacando su ligereza y acabado natural.

Les briques de mycélium poussent dans des moules et capturent du carbone

L'industrie de la construction recherche des alternatives durables et cultive maintenant des matériaux au lieu de les fabriquer avec des processus intensifs en énergie. La clé réside dans le mycélium, le réseau de racines des champignons, qui agit comme un adhésif naturel puissant. 🍄

Comment fabrique-t-on ces biocomposés ?

Le processus commence en combinant le mycélium avec des déchets agricoles comme de la paille, de la sciure ou des coques. Ce mélange est placé dans des moules de la forme désirée, où l'organisme croît et se propage pendant plusieurs jours, unissant toutes les particules en une masse solide et cohérente. Ensuite, on applique de la chaleur pour arrêter la croissance et obtenir le produit final, une méthode qui évite complètement l'utilisation de fours traditionnels.

Avantages clés du matériau :
  • Propriétés ignifuges : Exposé au feu, la surface se carbonise et crée une barrière qui freine la combustion interne.
  • Isolation efficace : Sa faible densité lui confère une grande capacité d'isolation thermique et acoustique.
  • Cycle de vie circulaire : En fin d'utilisation, les panneaux et briques peuvent être compostés, éliminant la génération de déchets sur le chantier.
Un matériau qui prend littéralement racine sur le chantier, même si personne ne veut de champignons dans le salon.

Impact environnemental et applications pratiques

Cette méthode de production consomme peu d'énergie et séquestre du carbone en plus. Pendant que le mycélium croît, il fixe le dioxyde de carbone atmosphérique dans sa biomasse, obtenant un bilan négatif d'émissions. De plus, elle utilise des matières premières locales, souvent des sous-produits d'autres industries, ce qui réduit fortement l'empreinte transport.

Limitations et avenir du matériau :
  • Résistance mécanique : Actuellement, sa force limite son usage à des éléments non structuraux, comme des cloisons, des panneaux d'isolation ou du mobilier.
  • Recherche en cours : Les scientifiques travaillent à optimiser sa durabilité et sa résistance, dans le but d'élargir son usage en architecture.
  • Économie circulaire : Elle représente un modèle où les ressources sont utilisées, transformées et réintégrées dans le milieu sans générer de déchets.

Un pas vers la construction régénérative

Les biocomposés de mycélium incarnent un changement de paradigme : passer de l'extraction et de la consommation à cultiver et régénérer. Bien qu'aujourd'hui destinés à des applications spécifiques, leur développement promet d'ouvrir des portes à une construction qui dialogue avec l'environnement, capture du carbone et ferme ses cycles de matériaux de manière naturelle. 🌱