Le syndicat SNTPCT a appelé les travailleurs de la production audiovisuelle française à une mobilisation le 20 février. L'action consiste en des rassemblements matinaux, entre 08:30 et 10:00, dans des villes comme Paris, Annecy ou Angoulême. Ce n'est pas une grève formelle, mais une protestation avant la journée de travail pour faire pression sur les employeurs, face à ce qu'ils qualifient de blocage dans les négociations. Leurs revendications incluent des augmentations salariales, une simplification des grilles, le respect des jours fériés et la régulation de l'IA.
L'IA générative, un point clé dans la négociation collective ⚖️
Parmi les demandes du SNTPCT, la régulation de l'intelligence artificielle générative dans le secteur se distingue. Cette exigence reflète une préoccupation tangible quant à l'impact de ces outils sur les flux de travail et la propriété intellectuelle. La négociation vise à établir des limites et des définitions claires pour leur utilisation, évitant que leur mise en œuvre n'érode les conditions de travail ou ne remplace des postes sans cadre légal. C'est un exemple de la manière dont la technologie oblige à actualiser les conventions collectives.
Protestation express : parce que l'art de l'animation n'est pas un travail à 24 fps ☕
La convocation est à la première heure, pour ne pas interférer avec la production. Un détail attentionné, démontrant que même en protestant, le secteur respecte ses délais de livraison. Peut-être est-ce une tactique pour que les dirigeants, en arrivant à leurs bureaux, trouvent déjà un rappel physique des demandes en suspens. Une façon de dire que, si on ne négocie pas à la table, on le fera à la porte, café en main et avant que l'horloge de pointage ne marque l'heure de créer des mondes imaginaires.