Si Bazalgette vivait aujourd’hui : artères fluviales contre le plastique 🛡️

Publié le 16 February 2026 | Traduit de l'espagnol

Au XIXe siècle, Joseph Bazalgette a résolu la crise sanitaire de Londres avec un réseau d'égouts. Sa logique était claire : attaquer le problème à sa source. Aujourd'hui, le défi est la pollution plastique des océans. Suivant son raisonnement, l'action ne devrait pas se concentrer uniquement sur le nettoyage des mers, mais sur l'interception des déchets avant qu'ils n'y parviennent, à travers les rivières.

Une red de barreras flotantes en un río urbano, atrapando botellas y plásticos antes de que desemboquen en el mar.

Interceptores autonomes aux embouchures clés 🚧

La proposition repose sur un système mondial de surveillance et de capture. On identifierait les 100 rivières avec la plus forte charge de plastique. À leurs embouchures, on installerait des réseaux de collecte autonomes, alimentés par l'énergie solaire ou hydrocinétique. Ces structures, similaires à des digues intelligentes, filtreraient et retiendraient les déchets solides, permettant le passage normal de l'eau et de la vie aquatique. L'objectif est de capturer un pourcentage élevé du flux.

La Grande Puanteur 2.0 : cette fois, elle vient en microfragments 🐟

Bazalgette a eu la chance que son ennemi, la Grande Puanteur, soit évident pour tous les sens. Notre version moderne est plus insidieuse : invisible à l'œil nu jusqu'à ce qu'elle s'intègre dans la chaîne alimentaire. Peut-être avons-nous besoin que les rivières nous renvoient des bouteilles avec des messages de détresse écrits par les poissons pour que, enfin, nous prenions note du problème à sa source.