Hona Ghazza, la radio qui a brisé le silence à Gaza 📻

Publié le 24 February 2026 | Traduit de l'espagnol

Après la destruction de toutes les stations à Gaza, le territoire était sans voix locale depuis plus de deux ans. Sylvia Hassan, journaliste et veuve de guerre, a changé cela avec Hona Ghazza. Cette radio, qui émet depuis un petit studio à Deir al-Balah, naît pour refléter la réalité des rues. Hassan, déplacée plusieurs fois, affirme que seuls ceux qui vivent le conflit peuvent narrer leur douleur. L'initiative surgit dans un contexte où la population locale perçoit que d'autres décident de son avenir.

Un estudio improvisado, Sylvia Hassan ante el micrófono. En su voz, la realidad de Gaza rompe dos años de silencio radial.

Un studio radio dans des conditions extrêmes ⚡

L'infrastructure technique de Hona Ghazza est montée avec ce qui est disponible. Le studio, situé dans un lieu non révélé pour des raisons de sécurité, fonctionne avec des équipements basiques et dépend de générateurs et de connexions internet par satellite pour maintenir le signal à l'antenne. La priorité est la portabilité, face à la possibilité d'un nouveau déplacement. L'émission est complétée par les réseaux sociaux pour élargir sa portée, surmontant les limitations de la radiofréquence traditionnelle dans un territoire avec des coupures fréquentes d'énergie.

La couverture informative définitive : sans lumière, mais avec micro 🎙️

Dans un tournant du journalisme de terrain, Hona Ghazza a redéfini le concept de studio mobile. Il ne s'agit pas d'une fourgonnette avec des équipements de dernière génération, mais de savoir quel câble garder en premier quand la sirène retentit. Sa bande passante est juste celle nécessaire pour une voix claire, priorisant le contenu sur la qualité audio. Ils démontrent que pour raconter une histoire, parfois il suffit d'un micro, d'une batterie externe et de l'obstination de ne pas se taire.