Les années 80 n'étaient pas une époque de SUV ni de monospaces. Si vous aviez trois enfants, deux grands-parents et un gros chien, votre seule option était un fourgon ou de prendre rendez-vous chez le concessionnaire Mercedes-Benz. Là-bas, avec discrétion, on vous proposait la Classe E Pullman, une berline allongée à six portes et huit places fabriquée avec l'aide des carrossiers Binz. Ce n'était pas une voiture ; c'était un salon sur roues qui était également vendu en Espagne.
L'ingénierie d'allonger un châssis sans perdre sa prestance 🛠️
La base était la W124, un modèle robuste, mais Binz allongeait la carrosserie jusqu'à dépasser les cinq mètres et demi. La structure était renforcée au niveau du montant central pour maintenir la rigidité en torsion, et la suspension arrière était recalibrée avec des ressorts plus fermes pour supporter le poids supplémentaire des passagers et des bagages. Le coffre restait généreux, même avec la troisième rangée de sièges en place. Le tout sans renoncer à la mécanique diesel ou essence de l'époque, avec une livraison de puissance douce et une direction assistée qui masquait les dimensions réelles. Un exercice de pragmatisme sur roues.
Quand le SUV n'existait pas, la Pullman était la reine du voyage au village 👑
Aujourd'hui, n'importe qui peut acheter un SUV sept places et se garer dans un centre commercial. Dans les années 80, si vous vouliez mettre huit personnes dans une voiture, la Pullman était la seule voie légale. Bien sûr, pour se garer, il fallait un permis spécial ou être en bons termes avec l'agent de police du coin. Les gens se plaignaient de faire marche arrière, mais personne ne se plaignait de l'espace pour les jambes. C'était un salon, pas une citadine. Aujourd'hui, les SUV font la même chose, mais sans l'élégance d'ouvrir six portes pour que la grand-mère sorte de son côté. Le progrès, dit-on.