Les travaux de modernisation ferroviaire promettaient de relier les villes avec une ponctualité suisse, mais la réalité est tout autre : tronçons fermés, retards constants et services fonctionnant au ralenti. Pendant que les ingénieurs ajustent les horaires et dévient les passagers vers des bus, les billets ont déjà augmenté de 15% au cours du dernier trimestre. Le citoyen paie plus cher pour un service qui n'est toujours pas pleinement opérationnel.
Le développement technique qui peine à démarrer 🚧
Le système de signalisation ERTMS, clé pour l'interopérabilité européenne, n'a été installé que sur 30% du réseau principal. Les nouveaux trains à écartement variable, conçus pour circuler sans correspondances, présentent des défauts au niveau des changeurs de voie. Les délais de certification ont doublé et les essais dynamiques ne sont toujours pas achevés sur les tronçons à grande vitesse. Le logiciel de gestion du trafic, avec trois mises à jour en attente, ne synchronise pas les horaires entre les gares. Le résultat est un réseau qui fonctionne avec des rustines techniques.
Payer plus pour arriver en retard : la nouvelle ponctualité ferroviaire 💸
La logique est imparable : si le train ne fonctionne pas, qu'on augmente le prix. Ainsi, au moins, le voyageur paie un tarif premium pour le privilège d'attendre sur un quai sans chauffage. Les abonnements mensuels ont augmenté, mais les wagons restent les mêmes. Certes, vous pouvez désormais arriver à destination 45 minutes plus tard pour 20% d'argent en plus. Une aubaine si l'on considère que le temps d'attente a désormais un coût officiel.