En 1989, Marvel a lancé une mini-série d'espionnage intitulée Solo (James Bourne). Créée par David Michelinie et Erik Larsen, elle mettait en scène un agent gouvernemental avec un passé amnésique. Le pitch, qui évoque aujourd'hui Jason Bourne, fut une expérience brève. Cet article revient sur sa courte existence et sa place dans l'histoire de la bande dessinée, un projet qui est venu et reparti sans faire grand bruit.
La narration sérielle et le rythme de production 🕰️
La série, de quatre numéros, a fait face à des défis de structure narrative. Le format limité exigeait une présentation rapide du conflit et une résolution condensée. Cela contrastait avec les arcs étendus communs dans d'autres publications de l'époque. Le processus de dessin de Larsen, connu pour son dynamisme, devait s'adapter à des délais serrés pour une histoire auto-conclusive. Le résultat fut un produit techniquement compétent mais qui n'a pas réussi à établir un rythme distinctif face à des titres plus établis.
Quand ton nom est si générique que même toi tu l'oublies 🤔
Imaginez le brainstorming : il nous faut un espion dur, amnésique et un nom qui sonne mystérieux. James Bourne ? Parfait, c'est si générique que même les lecteurs ne s'en souviendront pas. Le pauvre type n'a même pas eu le temps de développer une personnalité avant que sa série ne soit annulée. Son plus grand ennemi ne fut pas un vilain, mais l'oubli éditorial. Un agent si secret que même Marvel semble avoir effacé son dossier. Au moins Jason Bourne, des années plus tard, lui a fait un clin d'œil posthume en s'appropriant le nom de famille.