L'Université de New York mise sur une méthode peu orthodoxe pour progresser en santé : réunir un biologiste, un informaticien et un mathématicien dans une salle jusqu'à ce qu'ils se comprennent. Baptisée collisions entre spécialistes, cette approche interdisciplinaire vise à briser l'isolement académique. L'idée est que les découvertes les plus pertinentes n'émergent pas d'une seule tour d'ivoire, mais du frottement entre des langages techniques divergents qui doivent apprendre à coexister.
Code, cellules et chaos contrôlé 🧬
Dans la pratique, l'équipe de NYU force des rencontres entre experts en intelligence artificielle, biologie moléculaire et clinique. L'objectif est de créer des modèles computationnels qui intègrent des données génomiques avec des variables environnementales, chose impossible à réaliser depuis un seul département. Les chercheurs développent un langage commun basé sur des protocoles ouverts et des plateformes de simulation. Le résultat est des prototypes de diagnostic qui franchissent les barrières traditionnelles, bien que le processus implique plus de réunions que tout scientifique ne voudrait en supporter.
Quand le biologiste demande un café à l'ingénieur ☕
Tout semble très beau jusqu'à ce que le généticien découvre que l'informaticien utilise le mot cellule pour désigner une unité de mémoire. Les collisions ne sont pas toujours productives : parfois, elles se terminent par des discussions sur la question de savoir si l'ADN est un code source ou un fichier corrompu. Mais NYU insiste sur le fait que le chaos est nécessaire. Au final, le plus grand accomplissement pourrait être qu'ils partagent le même micro-ondes sans saboter leur déjeuner.