La nouvelle série animée de Netflix, Astérix & Obélix : Le Combat des chefs, relève le défi de transposer le style graphique emblématique des bandes dessinées en animation CGI. Aurélien Prédal, directeur artistique, a dirigé pendant trois ans un processus visant à préserver l'essence visuelle originale sans réinventer les personnages. Le résultat est une esthétique qui intègre des éléments de la BD dans un pipeline 3D traditionnel, évitant de tomber dans un style 2D complexe à maintenir. 🎬
Intégration des graphismes de BD dans un pipeline 3D 🖌️
L'équipe de TAT Productions a développé des techniques pour évoquer le langage de la bande dessinée dans son flux de travail en 3D. Cela a inclus l'incorporation d'éléments graphiques reconnaissables sans forcer un look complètement plat. La série utilise des changements de style visuel, avec des séquences stylisées et des insertions dessinées à la main qui donnent de la personnalité à chaque épisode. La conception du monde renforce la narration par des contrastes : le village gaulois est organique et chaleureux, tandis que les camps romains sont rigides et géométriques.
Les Romains ne craignent pas les dieux, mais ils craignent les courbes NURBS ⚔️
Il est compréhensible que l'Empire romain opte pour la géométrie rigoureuse dans sa conception. Avec une logistique militaire qui s'effondre si une colonne n'est pas parfaitement alignée, introduire des formes organiques serait un chaos. Imaginez un centurion expliquant dans un rapport que la défaite était due à un problème de topologie dans le maillage du camp. Pendant ce temps, au village, les Gaulois profitent de leurs courbes organiques et de leurs textures moussues, probablement rendues avec une potion magique dans le moteur graphique.