Un incidente survenu lors d'une manifestation, où un projectile en caoutchouc a blessé une personne après avoir percuté un bouclier, a généré le besoin d'une enquête objective. La clé résidait dans la détermination de savoir si le matériau du bouclier présentait un défaut ou si le tir avait été effectué à une distance inférieure à la réglementation. Pour le résoudre, un flux de travail médico-légal basé sur la numérisation 3D et la simulation a été appliqué, privilégiant les données techniques aux spéculations.
Flux de Travail Technique : De la Numérisation à la Simulation 🔬
Le processus a commencé par la numérisation précise du bouclier affecté à l'aide d'un scanner 3D Creaform HandySCAN, obtenant un modèle géométrique exact de son état post-impact, incluant les déformations. Ce modèle a été utilisé dans Abaqus pour une simulation d'impact dynamique, recréant virtuellement le choc du projectile avec différents paramètres de distance et de vitesse. Parallèlement, avec des logiciels comme 3D Slicer, les images médicales de la lésion ont été analysées pour comprendre le transfert d'énergie vers le corps. Blender a aidé à la visualisation et à la communication intégrée de tous les éléments : bouclier, trajectoire et anatomie.
L'Objectivité Technique comme Outil Clé ⚖️
Cette approche méthodologique transfère l'enquête du terrain du subjectif à celui des données quantifiables. La simulation peut révéler, par exemple, que l'énergie nécessaire pour causer la déformation observée n'est atteinte qu'à de très courtes distances, ou qu'un matériau conforme aux spécifications aurait absorbé l'impact sans défaillance. Ainsi, la technologie 3D s'érige comme un moyen médico-légal crucial pour établir des responsabilités techniques, qu'il s'agisse de la qualité de l'équipement ou du respect des protocoles d'usage de la force.
Combineriez-vous le scan avec la photogrammétrie ?